Automa
Automatise ton navigateur sans écrire une ligne de code.
Verdict 2026
Notre verdict
Automa est un outil de niche qui fait bien un truc précis : automatiser des actions dans ton navigateur. Scraping de données, remplissage de formulaires, clics automatisés. C’est gratuit, open-source, et le builder visuel est étonnamment bien fait. Mais ça s’arrête là.
MEH. Utile pour des tâches ponctuelles de scraping ou d’automation browser. Mais ne compte pas dessus pour de l’automation business sérieuse — c’est pas le même scope que Make ou n8n.
Ce qu’on a testé
On a utilisé Automa pendant 3 mois pour du scraping de veille concurrentielle (prix, fiches produit) et de l’automation de tâches admin sur des dashboards web qui n’ont pas d’API.
L’interface
Le builder visuel est la bonne surprise d’Automa. Tu assembles des blocs : “ouvrir une page”, “cliquer sur un élément”, “extraire du texte”, “attendre 2 secondes”, “remplir un champ”. C’est intuitif, même pour quelqu’un qui n’a jamais automatisé.
Le sélecteur d’éléments fonctionne bien — tu cliques sur un élément dans la page et Automa génère le sélecteur CSS automatiquement. C’est plus accessible que d’écrire du Puppeteer ou du Playwright à la main.
Les limites
Et elles sont nombreuses. D’abord, Automa tourne dans ton navigateur. Ça veut dire :
- Ton PC doit être allumé pour que les workflows tournent
- Chrome doit être ouvert
- Tu ne peux pas paralléliser (un seul workflow à la fois)
- Si le site change son DOM, tes sélecteurs cassent
Ensuite, Automa ne fait que du browser. Pas d’appels API, pas de webhooks, pas de connexion à des bases de données. Si tu veux “quand je reçois un email, scraper un site, et poster le résultat dans Slack”, tu ne peux pas le faire avec Automa seul — il te faut Make ou n8n pour orchestrer.
Le pricing
L’extension est gratuite et open-source. C’est le gros avantage. Le plan Pro à $9/mo ajoute du cloud backup et du scheduling basique, mais honnêtement le gratuit suffit pour 90% des usages.
Fiabilité
C’est le point faible. Sur nos 3 mois de test, environ 15% des workflows ont cassé à cause de changements DOM sur les sites cibles. C’est inhérent au scraping browser — pas vraiment la faute d’Automa. Mais ça veut dire que tu dois maintenir et ajuster régulièrement tes workflows.
Les sites avec du JavaScript lourd (React/Next.js) posent aussi parfois des problèmes de timing — l’élément n’est pas encore rendu quand Automa essaie de cliquer dessus. Les blocks “wait” et “wait for element” aident, mais c’est du bricolage.
Conclusion
Automa est un outil sympa pour de la browser automation gratuite et ponctuelle. C’est le bon choix si tu veux scraper des données d’un site sans API, ou automatiser des clics répétitifs sur un dashboard. Mais ne le compare pas à Make, Zapier ou n8n — c’est une catégorie différente. Pour de l’automation business sérieuse (API, webhooks, intégrations), passe directement à Make ou n8n.
Score détaillé
Ce qui claque
+Gratuit et open-source (extension Chrome)
+Builder visuel drag & drop — très intuitif
+Parfait pour le scraping basique et les tâches répétitives browser
+Pas besoin de coder — tout se fait visuellement
+Export/import de workflows facile
Ce qui coince
–Limité au navigateur — pas d'API-to-API comme Make ou Zapier
–Fiabilité moyenne — les sélecteurs CSS cassent quand les sites changent
–Pas de scheduling serveur — ton PC doit être allumé et Chrome ouvert
–Scaling impossible — c'est du one-machine, one-browser
–Communauté petite, support limité